Rhapsodie des oubliés / Sofia Aouine

Livre

Aouine, Sofia (1978-....). Auteur

Edité par La Martinière. Paris - 2019

Abad, 13 ans, vit dans le quartier de Barbès. Rêvant de vivre pleinement sa vie et d'échapper à son destin, il tente de briser les règles imposées par sa famille. Premier roman. Prix de Flore 2019.

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" Ma rue raconte l'histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s'appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans. " Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d...

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Avis

Avis des lecteurs

  • 1/5

    M. DRAY Christian - Le 27 septembre 2021 à 00:58
  • Rhapsodie " à écouter" 3/5

    La force de ce roman, c'est le style. Le rythme est incroyable, les mots se bousculent, se rangent, se battent pour sortir en premier de la voix du personnage principal Abad, adolescent d'origine libanaise. Des mots crus, imagés ou justes, droit sortis du ce quartier du XVIII° arrondissement, oublié du monde. Les phrases nous heurtent, nous dérangent car elles sortent de la bouche d'un ado, mais surtout car elles décrivent toute la crasse et la misère de notre société. C'est bien la première fois que je lis un récit sur la vie des quartiers "sensibles" sans le film protecteur de la fiction, ce livre raconte la vie telle qu'elle est, et c'est une vie qui nous donne du froid au dos. Abad est un dur, il n'a pas le choix, il ne peut se permettre la moindre faiblesse dans cette rue, sinon il est foutu. Mais derrière cette façade protectrice se cache un adolescent qui ne rêve que de l'amour, de tendresse, de justice. Ce sont les femmes qui l'aident à grandir, à préserver son cœur et son esprit. C'est un garçon futé, intelligent, au fond sensible. Abad nous raconte sa vie et celle de ceux qui l'entourent , et croyez moi ça sent la crasse, la pisse, la misère. Même les marguerites que adolescent vole pour les offrir à "son Odette", une voisine qui aime la musique et les livres, atteinte d'Alzheimer et placée dans un EPAD, sentent la pisse des chiens... Mais Abade les lave en cachette, pour les offrir à la vieille dame, qui ne trouve le réconfort qu'au contact des fleurs... cela elle se rappelle, elle aime les fleurs, mais elle ne sais plus lesquelles...Et c’est comme cela dans tout le roman, le lecteur est témoin, des scènes de violence et d'injustice, à des scène d'une humanité, d’une beauté attendrissante. Cette rhapsodie est à “écouter” pour qu’on garde notre part de l’humanité.

    Vagabonde - Le 21 avril 2020 à 15:43