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Derniers avis des lecteurs

  • Les danseurs de l'aube / Marie Charrel |

    Les danseurs de l'aube / Marie Charrel Charrel, Marie - Auteur du texte

    Les danseurs de l'aube 4/5 Au fil du chemin de Sylvin Ruvbnstein, grand danseur de flamenco du milieu du vingtième siècle, c’est l’Histoire contemporaine que l’on visite. De la ... Voir plus Au fil du chemin de Sylvin Ruvbnstein, grand danseur de flamenco du milieu du vingtième siècle, c’est l’Histoire contemporaine que l’on visite. De la révolution russe de 1917 au lendemain de la seconde guerre mondiale, les déracinements et les traques des bolcheviques d’abord, des nazis ensuite. On vit la peur et l’exil permanents pour ces juifs dont le monde semble vouloir simplement l’élimination. Au cœur de ces atrocités, la conviction artistique donne la force de vivre, de continuer, de ne pas disparaître. Le flamenco, on le danse en lisant. Si ce livre est poignant, il ne cherche jamais à jouer seulement sur la corde sensible du lecteur invité à accompagner les personnages dans tous leurs détours, même quand c’est dur, même s’il ne partage pas. Sylvin Rubinstein était une force de la nature. Un excentrique, un survivant. Tout cela mais aussi un danseur amoureux du flamenco, un travesti, un brigand chic, un polyglotte ambivalent, débordant de générosité autant que de colère. Tout ce que l’Europe n’est plus. Un mythe ». Page 27 Ce livre dit tout simplement comment les artistes savent lire dire le monde dans lequel ils sont, dans lequel nous sommes. Marie Charrel, journaliste, sait rassembler toutes les informations constitutives du récit. A partir de là, elle sait transformer une simple chronique en belle fiction. pour compléter : Sylvin Rubinstein se raconte : « Originaire de Moscou, j’avais grandi à Brody en Pologne où mon père nous avait emmenés en 1917 pour nous protéger des Bolchéviks. Après le décès de mon père, assassiné à son retour en Russie, je vivais avec ma mère et ma sœur jumelle, Maria.Tous deux passionnés de danse, Maria et moi brûlons tôt les planches du théâtre Adria à Varsovie. Notre duo de flamenco – « Imperio y Dolores » – allait bientôt conquérir les grandes scènes européennes. Le 29 septembre 1939, l’arrivée de l’armée allemande dans les rues de Varsovie bouscule notre foi en l’avenir. Bien qu’avoir refusé de porter l’étoile jaune, obligatoire dès le 23 novembre 1939 en Pologne, ma sœur et moi faisions partie des 138.000 juifs contraints de déménager dans le nouveau quartier juif. Résolu à nous extirper de ce mouroir, j’exécutai 12 officiers allemands de sang-froid. C’est alors que ma route croise celle de Kurt Werner, un officier de la Wehrmacht et fan de « Imperio y Dolores » d’avant-guerre. Cette rencontre allait faire de nous des survivants : il nous procure de faux papiers et m’enrôle dans la résistance tandis que ma sœur, elle, décide de rentrer à Brody pour s’occuper de ma mère. C’est la dernière fois que je la vois. En apprenant plus tard qu’elles avaient péri à Treblinka, mon engagement patriotique se mue en une vengeance personnelle sans détour. Dans une brasserie polonaise truffée d’Allemands, je fis exploser deux grenades sur le public devant lequel je dansais. La fin de la guerre n’avait pas mis fin au nazisme et n’avait pas étanché ma soif de vengeance. L’époque se résumait à « punir les mauvais » mais aussi « récompenser quelques bons ». C’est pourquoi je parlais en faveur de Kurt Werner devant le Conseil américain de dénazification. Quant à ma carrière de danseur de flamenco, le duo Imperio y Dolores avait laissé place à Dolores. Dans le rôle de ma sœur, je continuais à aller de scène en scène jusque dans les années 70, quand la profession avait changé ». Sylvain Rubinstein est mort en 2011. Voir moins Igolène - Le 18 avril 2021 à 15:20
    L' oeuvre de Dieu la part du Diable / John Irving |

    L' oeuvre de Dieu la part du Diable / John Irving Irving, John (1942-....). Auteur

    5/5 M. RAULIN Michel - Le 14 avril 2021 à 15:59
    Aussi riche que le roi : roman / Abigail Assor |

    Aussi riche que le roi : roman / Abigail Assor Assor, Abigail (1990-....). Auteur

    Aussi riche que le roi 3/5 C’est le livre d’un constat terrible : les pauvres resteront toujours les pauvres et les riches resteront toujours les riches, avec une totale étanché... Voir plus C’est le livre d’un constat terrible : les pauvres resteront toujours les pauvres et les riches resteront toujours les riches, avec une totale étanchéité entre ces deux parties de la société. Le « calcul » de Sarah est redoutable : amour ou pas, la seule issue pour elle, jeune lycéenne, pour sortir du bidonville où la vie l’a « posée », c’est d’épouser Driss, « aussi riche que le roi ». Le récit fait suivre la longue approche, jusqu’à une issue aussi terrible que belle. Un premier roman touchant, sans suspense permanent, mais qui a la qualité, au final, de dire l’amour. Abigail Assor Est née à Casablanca en 1990. Après des études de sociologie et de philosophie à Londres, elle a travaillé dans la communication culturelle et l'art contemporain, avant de se consacrer à l'écriture. Pour écouter Abigail Assor https://youtu.be/V_tH8LxsSoI Voir moins Igolène - Le 10 avril 2021 à 11:28
    La galaxie hantée / Scénario Jeff Lemire, dessin & couleur Dustin Nguyen |

    La galaxie hantée / Scénario Jeff Lemire, dessin & couleur Dustin Nguyen Lemire, Jeff (1976-....). Auteur

    5/5 M. SAUVAGEON Caméo - Le 09 avril 2021 à 13:50
    Le chien noir : un conte gothique / Lucie Baratte |

    Le chien noir : un conte gothique / Lucie Baratte Baratte, Lucie (1981-....). Auteur

    Le Chien noir, un conte gothique- éditions du typhon 5/5 Dès le titre « noir », et son sous-titre « conte gothique », on part pour le fantastique, l’horreur et le cauchemar. Si l’on a déjà un peu lu, on a vi... Voir plus Dès le titre « noir », et son sous-titre « conte gothique », on part pour le fantastique, l’horreur et le cauchemar. Si l’on a déjà un peu lu, on a vite fait de repérer les empreintes de « Barbe Bleue » et de « La Belle et la Bête ». Dans le cas contraire, la première rencontre avec le Roi Barbiche est claire : tout ce qui fait du conte « l’autre du réel », comme le dit la postface livre, est bien là, cet univers fantasmagorique dans lequel le lecteur ne peut pas échapper à rencontrer toutes les peurs, tous les interdits, et tous ces « autres qui sommeillent en lui », comme le dit encore la postface, et, dans ces autres, la part d’animalité qui se tapit au fond de tout être humain. On est immergé dans l’Imaginaire, tenu par la main par la construction et l’écriture, aussi rigoureuses que poétiques et totalement envoûtantes, avec ce refrain-leitmotiv « il était une fois… » en introduction de chaque séquence. Comme une chanson douce ! Comme pour rappeler au lecteur qu’il est dans un conte et non dans un roman inventé à partir d’une situation réelle. J’ai été une lectrice embarquée, tout autant que malmenée par les visions horribles. J’ai lu avec ma tête et pas avec mon cœur : mon intellect a été immédiatement happé, pendant que ma sensibilité restait le plus loin possible de la cruauté ambiante et de l’amour avec un chien. J’en ressors admirative pour la belle œuvre que constitue ce vrai conte gothique. Sans oublier de dire combien l’objet-livre avec son papier, ses polices d’écriture, ses teintes (ni tout à fait blanc pour le papier, ci tout à fait noir pour l’encre) servent ce qui est écrit. Voir moins Igolène - Le 03 avril 2021 à 22:36
    Vocable Anglais. 838, 24/12/20 |

    Vocable Anglais. 838, 24/12/20

    1/5 Je pense avoir déjà rendu ce vocable. Merci M. CORDIER Gérard - Le 01 avril 2021 à 13:54
    L' enfant céleste / Maud Simonnot |

    L' enfant céleste / Maud Simonnot Simonnot, Maud (1979-....). Auteur

    L'enfant céleste, de Maud Simonnot - Editions de l'Observatoire 2020 4/5 Célian est un « enfant lunaire », peut-être surdoué, en tout cas mal adapté à la vie scolaire. Mary, sa mère, ne vit plus que pour lui depuis que Pier... Voir plus Célian est un « enfant lunaire », peut-être surdoué, en tout cas mal adapté à la vie scolaire. Mary, sa mère, ne vit plus que pour lui depuis que Pierre, son grand amour père de Célian, est parti vers une autre vie. Chacun avec sa manière, ils sont tous les deux en proie à une mélancolie sans remède. Ils ont un seul vrai ami, l’astronome Tycho Brahé, dont le monde étrange leur est un refuge. Acharnée à retrouver l’amour de vivre, Marie décide de partir se refaire Ailleurs, et l’ailleurs qu’elle choisit n’est rien moins que l’île de Ven sur laquelle Tucho Brahé vécut et installa le fameux observatoire à partir duquel il fit des découvertes prodigieuses. Le récit que Mary donne, sur le mode du « je », alterne avec des interventions de Célian, également à la première personne, pour faire une narration aussi intime que vivante de cet épisode de retrouvailles avec eux-mêmes : Tycho Brahé devient un personnage au même titre que les autres habitants de la maison d’hôtes dans laquelle se déroule le séjour à Ven, tout comme Hamlet avec lequel l’astronome aurait un « cousinage ». Ce « conte » qui crée une très jolie histoire, très joliment dite, se double d’une capacité chez les personnages à analyser et conduire leur vie, donnant à la narration une profondeur qui en fait un livre d’un « format » tout à fait original. Voir moins igolène - Le 29 mars 2021 à 23:41
    Un jour viendra couleur d'orange / Grégoire Delacourt |

    Un jour viendra couleur d'orange / Grégoire Delacourt Delacourt, Grégoire (1960,...). Auteur

    Un jour viendra couleur d'orange 5/5 Tout commence sur un rond-point de la France profonde, chez ces « Français d’en-bas qui étaient restés en- bas, les Français d’en-haut ne les regardai... Voir plus Tout commence sur un rond-point de la France profonde, chez ces « Français d’en-bas qui étaient restés en- bas, les Français d’en-haut ne les regardaient pas ». Ce sont « des hommes et des femmes qui retrouvaient, même pour une heure, leur naïveté d’enfance, la seule chose qui pouvait changer le monde ». Sur le rond-point, c’est à la fois amitié, désillusion, solidarité et violence. Un comportement que ne dicte que l’impulsivité de chacun. Quand on veut brûler une voiture, on la choisit au hasard. Quelques-uns « montent » à Paris le samedi, mais la violence les démonte. C’est dans cette France de « petite misère ordinaire », que vivent Pierre, magasinier chez Auchan, gilet jaune hyper-actif et Louise, infirmière en soins palliatifs. Geoffroy, leur fils, se révèle être un enfant pas tout à fait comme les autres. Il est le bouc émissaire des copains de son école, mais un jour une petite fille lui prend la main. C’est Djamila, elle est arabe. Le récit accompagne tous ces personnages, chacun dans son cercle, et l’on traverse tout plein de questions sociétales fondamentales, depuis la violence conjugale jusqu’à la situation des femmes musulmanes, en passant par les violences des émeutes de rues les samedis matins des Gilets Jaunes et l’accompagnement de la mort à l’hôpital de Louise. Autant de tendresse et d’amour que de violence et de haine. Une écriture sans fioriture, doute et percutante, comme la vie contée. Au final, l’espoir que chante le titre emprunté à Louis Aragon et Jean Ferrat. Pour écouter Jean Ferrat : https://youtu.be/iXYjkjT7zYo Ce livre fait partie des livres proposés pour la sélection de UNE TERRE UN AILLEURS 2021. Voir moins igolène - Le 26 mars 2021 à 10:57
    Forêt des frères / Yukiko Noritake |

    Forêt des frères / Yukiko Noritake Noritake, Yukiko (1989-....). Auteur. Illustrateur

    Album magnifique de Yukiko Noritake ! 5/5 Des illustrations réalistes et fortes, un texte d'une grande subtilité, qui ne s’impose pas et se place là, en simple témoin. Cet album est une réflex... Voir plus Des illustrations réalistes et fortes, un texte d'une grande subtilité, qui ne s’impose pas et se place là, en simple témoin. Cet album est une réflexion tout en délicatesse sur une vision du monde à travers son rapport à la nature et à la planète : vivre avec ou se l’approprier ? Voir moins Christine PRESSARD - Le 20 mars 2021 à 10:55
    I got what it takes / Koko Taylor |

    I got what it takes / Koko Taylor Taylor, Koko

    5/5 Steph - Le 12 mars 2021 à 10:17